Nous étions installées
sur des transats dans son jardin. Je n’avais pas revu Aude depuis
plusieurs années. Aude est ma meilleure amie d’enfance.
Nous ne nous sommes pas quittées de la maternelle à la
sixième. Nos chemins et nos vies se sont séparés
jusqu’à cet après-midi là.
J’étais tout d’abord très émue de revoir
la maison de ses parents où je venais les week-ends
et mercredis. J’ai toujours beaucoup aimé cet endroit, c’est
un ancien couvent en pierre de taille. La décoration intérieure
est très chaleureuse. Etant enfant, j’adorais y venir, cela
me rassurait de ressentir le calme d’un foyer et de voir que tout
le monde ne vivait pas dans un restaurant bruyant.
J’avais vu cette maison pour la dernière fois il y plus de
vingt ans, et par miracle même les meubles n’avaient pas bougé.
Les pièces de la maison ne me paraissaient pas avoir rapetissé contrairement à ce
sentiment assez courant quand vous revenez sur les lieux de votre enfance.
Nous avons longuement discuté de nos travails, de nos compagnons
de vie, de nos espoirs et de nos familles.
Nos choix de vie son aujourd’hui très différents, j’étais
très heureuse d’avoir passé ces quelques heures en
compagnie de ma copine d’école.
Depuis cette journée-là sept ou huit ans se sont écoulés,
nous nous sommes recroisées une ou deux fois à l’occasion
d’un de mes passages à Cour-Cheverny.
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