Je ne la connais pas, je ne l’ai
jamais vue.
Des voyages, des images, des couleurs, des odeurs, elle m’a tout
donné.
Elle ne m’a toujours rien réclamé.
Je m’en confesse, j’aime Juliette.
Je me suis amusée à écrire ce que je ressens en écoutant
ses chansons.
Voici quelques poèmes instantanés.
Soyez indulgent, je ne suis qu’une fan. Je ne souhaite ni la singer,
ni la blesser mais juste essayer.
Envoyez la musique !
(L’amour en pointillé, album rimes féminines)
L’amour des couleurs, des odeurs.
Une femme perdue dans ses souvenirs amoureux.
L’argent tue les sentiments, l’artiste est là.
Un vrai fort amour, l’amour d’un peintre à sa peinture.
De l’amour mais pas assez.
Cette odeur me revient.
L’abandon rôde, le drame est là.
La mort est arrivée, l’argent m’a aidée.
L’indifférence m’a tuée, ton amour m’a
abandonnée.
Cette odeur est très présente.
Trop d’illusion, pas de retenue.
La peinture, c’est sa vie.
Ton amour mais pas toujours,
L’appartement n’a pas changé,
Le temps est passé.
Notre enfant n’a pas vécu.
Ce n’était que quelques mots pour leur amour.
(Heureuse, album rimes féminines )
Debout devant la fenêtre, ce matin la brume envahit le parc.
Elle renaît.
Le jardin est là, les fleurs l’attendent aussi.
Un bain chaud dans une maison vieillie, comme le corps que je vois là tous
les matins.
Même les clématites sont d’accord.
Le silence est lourd, la nuit tombe, l’angoisse est de plus en
plus palpable.
Son ennui fait trop de bruit, sa tête est vide.
Quelques fantômes grattent doucement à la porte.
Des souvenirs d’amour anciennes reviennent.
L’angoisse augmente.
La mort est là.
La nuit envahit sa tête.
Non !
Elle ne doit pas.
Demain il fera de nouveau jour sur son jardin fleuri.
( Tous les morts sont ivres, album le festin de Juliette )
L’horloge de la mort tourne sur une chanson en noir en blanc.
Le cimetière est proche de la mer, ça sent la moisissure
et le sang.
Le village des disparus, des étrangers et des pendus.
Les arbres n’ont plus de feuilles.
Gris mélancolique et ombres déchues,
Jaune flamboyant et esprit rayonnant.
Les deux nous menacent.
( Il n’est pas de plaisir superflu, album le festin de Juliette)
Au Moyen-Age une joyeuse bande de veuves ou presque veuves proclamait
haut et fort qu’il n’y avait pas de plaisir superflu.
Allons aux bois, la machine à remonter le temps fonctionne.
Alors saisissons le présent.
Tout est foutu, mais pucelle que fais-tu ?
Nous voilà maintenant en Andalousie où surgit un poilu
de la guerre de14.
N’importe où, n’importe quand avec n’importe
qui …prenez du plaisir.
Dites-vous qu’il n’y a point de vice sans vertu.
J’espère que ces quelques lignes ne heurteront pas les
puristes et même si parfois c’est triste,
J’ai pris beaucoup de plaisir à ce petit exercice.
Mille pardons à Juliette.
A Fred et Michèle.
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