Les dimanches à Tahiti sont comme
partout, parfois un peu tristes.
Je n’aime pas les dimanches.
Sauf que !
Le hamac à l’ombre de la terrasse me tend les bras. Il m’attire,
je me suis levée à 11 heures mais qu’importe. Il est
là, il supplie mes fesses de venir le rejoindre…j’aime
les hamacs.
Celui-ci a été confectionné par Pedro un Mexicain
du Yucatan rencontré en vacances.
Malgré quelques scrupules à faire la sieste trois heures
après le petit déjeuner, me voilà en deux secondes
dans la position horizontale.
Le hamac en fil est formidable, il relève naturellement, juste comme
il faut, la tête et les pieds.
Sombrant dans un demi-sommeil, comme en lévitation, les oiseaux
me chantent dans les oreilles et les poules grattent le gravier comme pour
me dire : « Et nous est-ce qu’on fait la sieste ? »
L’arrivée d’une légère brise me rendra
dévote des dieux et déesses de la sieste.
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